• 25 octobre 2020 17 h 20 min

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Association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes

20e Anniversaire de l’APDF Avril 2011

ByAPDF

Juil 11, 2020

Célébration du 20e anniversaire de l’APDF. 6 avril 1991- 6 avril 2011. 20 ans d’existence d’une association féminine, c’est 20 ans de dure labeur selon le bilan présenté par l’APDF (association pour le progrès et la défense des droits des femmes). C’est une association qui contribue à plus d’un titre à la lutte contre les violences faites aux femmes notamment l’excision dont sont victimes à ce jour plus de 80 % de la population malienne. « Nous sommes heureuses de fêter nos 20 années d’existence. Cela n’a pas été facile pour arriver jusqu’à ce niveau. Au début nous avions des difficultés énormes liées à la non compréhension de l’esprit même de l’association par certains maliens. Aujourd’hui, nous arrivons à aider plusieurs femmes qui ont des difficultés dans leurs foyers. Cela peut être des problèmes de violences conjugales ou d’incompréhension dans le couple que nous arrivons à gérer » précise Mme Diawara Bintou Coulibaly, présidente de l’APDF. De nombreuses femmes arrivent aujourd’hui à s’épanouir grâce à l’aide de cette association qui a su redonner une lueur à la vie des femmes victimes de violences au Mali. C’est le cas de Kadia Zaye, fille victime du mariage forcé. « C’est mon père qui m’a forcée à me marier. J’ai fui mon village pour venir me refugier à Bamako. Mais j’étais déjà enceinte de six mois. L’APDF m’a aidé grâce à l’intervention de ma patronne chez qui je travaillais. Mes parents ont compris maintenant, mon père est même venu me chercher ici mais je veux rester. » Les femmes ont leur mot à dire dans toutes les prises de décisions aujourd’hui au Mali. La nomination d’une femme premier ministre en est une preuve pour certaines. « C’est une fierté pour nous de voir une femme nommée premier ministre pour la première fois dans notre pays. Cela prouve que les femmes sont en train de relever le défi. Les actions que nous menons sont de longue haleine et nous n’allons pas baisser les bras » explique Mme Fomba Fatoumata Koné, présidente du collectif des femmes du Mali (Cofem).

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